Votre secteur d’activité, la conjoncture économique, les attentes des clients,  vos concurrents… Progressivement, tout change dans votre entreprise, et vous sentez qu’il va falloir modifier votre façon de travailler.

Vous savez que la technologie peut vous aider à avancer, et qu’il est surement temps de vous équiper d’un logiciel CRM. Mais comme 51 % des dirigeants, vous avez peur du digital  alors vous freinez le projet. Et c’est bien pratique, parce que  pas de décision = pas de prise de risque non ?

Oui mais…comme nous le verrons tout au long de cet article, choisir de ne pas agir c’est choisir l’immobilisme. Et c’est déjà une décision.

Pour vous aider à prendre  les bonnes décisions, nous allons détruire ensemble 7 mythes sur les bienfaits de l’indécision.

Si je ne fais rien, je ne peux pas me tromper 

Ne pas prendre de décision, c’est déjà une décision. Et c’est souvent la plus risquée. Si vous envisagez à un moment T d’investir dans un logiciel CRM, cela veut dire qu’il y a des éléments (des dysfonctionnements, des anomalies)  en faveur de ce changement qu’il vaut mieux ne pas ignorer.

Choisir de ne pas agir revient à choisir de laisser sa société dans une situation inconfortable, et c’est une erreur. 

Mais si après mûre réflexion vous avez décidé de ne pas investir dans un logiciel CRM, c’est votre droit. Mais dans ce cas, affirmez clairement votre  position et mettez tout en œuvre pour que l’absence de logiciel CRM dans votre entreprise se ressente le moins possible.

Vous ne voudriez pas que votre entreprise soit comparée à l’âne de Buridan qui s’est laissé mourir de faim et de soif, faute d’avoir pu choisir entre un seau d’eau et un picotin d’avoine, n’est-ce pas ?  Alors agissez, car « pas de choix », est souvent le plus mauvais choix.

Si je ne fais rien, ça ne me coûtera rien

Si tout fonctionne à merveille dans votre l’entreprise, je suis entièrement d’accord avec vous, ne rien faire ne vous coûtera rien (du moins pas tout de suite). Mais si vous  avez des problèmes de communication entre les services et des lenteurs administratives, vous risquez de perdre des clients, et donc de l’argent. Ne rien faire peut vous coûter très cher.

A votre avis, combien vous coûte :

  • Un commercial qui n’arrive pas à faire valider le bon de commande et qui retarde donc l’intervention du technicien ?
  • Un conseiller du  Service SAV qui n’arrive pas à joindre le service commercial suite à une commande passée via la hotline ?
  • Un assistant commercial qui ne retrouve plus les consignes de son supérieur hiérarchique car elles étaient sur une feuille volante ? 
  • Un client qui n’a toujours pas eu de réponse malgré de multiples relances ?
  • Un commercial qui n’a pas apporté les échantillons demandés par le client car l’information ne lui est jamais parvenue ?
Si ça se passe mal, ça ne sera pas de ma faute !

Si vous n’avez aucun pouvoir de décision, non, ça ne sera pas de votre faute. En revanche, si vous avez un poste à responsabilité, en cas d’échec, vous allez devoir prendre vos… responsabilités.

Que vous le vouliez ou non, votre environnement va changer. Les concurrents, la technologie, et vos salariés ne vous attendront pas pour avancer.

Si vous  êtes décisionnaire ou influenceur, vous avez toutes les cartes en main pour surmonter ces permutations. Mais malheureusement pour vous, votre immobilisme n’empêchera pas le changement, il entravera uniquement l’adaptation de l’entreprise à son nouvel environnement. Et  si les choses se passent mal, votre responsabilité sera engagée, car comme nous l'avons dit dans le point numéro 1, choisir de ne pas agir, c'est déjà une décision.

Je n’ai aucune garantie que ça va marcher, il est plus sûr de ne pas agir

Il n’existe pas de projet fiable à 100 % , mais il n’y a pas de récompense sans prise de risque. Cela signifie-t-il qu’il n’existe pas de décision raisonnée ? Non, pas du tout, car vous trouverez toujours une façon de mesurer et de limiter les risques. Les mêmes causes produisant généralement les mêmes effets, vous pouvez  par exemple vous inspirer de stratégies à succès (tout en évitant celles qui ont systématiquement échoué dans des entreprises similaires à la vôtre).

Vous avez également à votre disposition un grand nombre d'outils pour vous aider à cadrer les projets que vous entreprenez : Rédaction d'un cahier des charges, élaboration d'un budget en amont du projet, réunion (courte mais efficace) régulière pour faire le point, rétroplanning...

Etre réactif est une qualité indispensable, mais c’est votre proactivité qui fera la différence.

Dans tous les cas, ne pas agir est loin d’être plus « sûr » puisque de nombreuses entreprises ont péri en se cramponnant à leur organisation vieillissante.

Le changement prend du temps, et coûte de l’argent

Oui le changement prend du temps, et coûte de l’argent. Mais changer ne veut pas dire se précipiter. Vous avez le droit (je dirais même l’obligation) de réfléchir à la rentabilité de votre investissement avant de vous lancer dans un grand changement. Il n’a jamais été question dans cet article de foncer tête baissée vers l’inconnu. Nous vous rappelons juste que boycotter le changement peut être coûteux à long terme.

Exemple : Former les premiers salariés à l’informatique (suite bureautique, email) a été long, mais les gains de temps réalisés aujourd'hui sont considérables. Il en va de même pour les projets CRM. Il faut investir (location du logiciel ou achat de licence, formation et paramétrage), mais la modernisation de votre système de gestion de la relation client (prospection, ventes, marketing et SAV) en dépend.

Le changement risque de perturber les collaborateurs

Vous pensez que le changement va créer un sentiment de confusion au sein de l’entreprise ? Cela arrive quand le changement  est trop brutal et mal conduit. Mais vous seriez surpris par la perspicacité de vos collaborateurs si vous les interrogiez sur les processus de l’entreprise. Peut-être que les règles établies n’ont pas de sens pour eux et qu’ils sont favorables au changement ?

Les dialogues thématiques avec les salariés sont souvent très constructifs, surtout avant un changement.  

Nous sommes leader sur le marché, nous n’avons aucune raison de changer

Si vous êtes leader sur votre marché, il y a de grandes chances pour qu’une réorganisation totale de l’entreprise ne soit pas nécessaire. Mais la position de leader est loin d’être stable. Pour garder une longueur d’avance sur vos concurrents qui feront tout pour vous distancer, vous devez sans cesse vous réinventer. Votre position de leader vous condamne à innover et à vous surpasser.

Est- ce que cela veut dire que vous devez opérer des changements tous les 6 mois et céder à toutes les modes pour « rester dans la course »? Non, absolument pas. Le changement peut être progressif et s’étaler sur plusieurs années. D’ailleurs, plus la décision sera prise tôt, plus vous aurez le temps de mettre en place une véritable politique de conduite du changement, ce qui vous permettra de garder votre position de leader tout en laissant à l'entreprise et à vos salariés le temps de s'adapter. 

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